Roger Cuenot, décédé en déportation

Fils de Charles Émile Prosper (Le Narbief, 11 avril 1868 – La Chenalotte, 16 mars 1924) aubergiste à La Chenalotte et de Marie Anne Berthe Faivre (06 juillet 1871 – ), Roger François Eugène Cuenot nait le 29 octobre 1910.

Lorsqu’il vient au monde, les deux premiers enfants de Charles et de Marie sont décédés : Anne-Marie Berthe  née le 21 décembre 1903 décède le 26 octobre 1904 à l’âge de 10 mois. Anna Marie Esther, née le 31 juillet 1905, le 20 mai 1906 à l’âge de 9 mois. L’unique garçon de la famille perd sa jumelle le 14 juin 1911 à l’âge de 7 mois.

Roger se marie avec Yvonne Blanche Mérel à Morteau le 24 janvier 1936. De cette union, naissent deux enfants.

Membre de la résistance, il est arrêté et envoyé en Allemagne.  Il est décède le 29 décembre 1944 à l’âge de 34 ans en déportation comme 739 autres français entre le 1er mai 1944 et le 1er avril 1945 au camp de concentration d’Ellrich situé dans le land de Thuringe.

Voir la liste complète des français décédés au camp d’Ellrich

Les communes du plateau du Russey compte une deuxième personne décédée en déportation : César Aimé Amand Noé Chouffot, né le 28 mars 1902 à Bonnetage décède le 27 janvier 1945 à Auschwitz.

Voir la base de données des déportées décédés en déportation

Le camp de concentration d’Ellrich (d’après la page Wikipédia)

A Ellrich, se trouvait deux sous-camps dépendant du camp de
concentration
de Dora-Mittelbau distant de 20 kilomètres : Ellrich-Bürgergarten et Ellrich-Juliushütte. Le second avec ses 8 000 détenus était le plus grand et le plus redouté des prisonniers pour ses conditions affreuses d’existence.

En mars 1944, Kammler est chargé d’enterrer l’industrie aéronautique pour la protéger des attaques aériennes. Il crée le Sonderstab Kammler et vient s’établir à Bischofferode, au pied du Himmelberg. Les nazis font alors venir des détenus sur place pour
amorcer les chantiers. Ils vont creuser les souterrains du B3, B11, B12 et réaliser les infrastructures extérieures B13 ; la main d’œuvre vient du camp de concentration de Buchenwald. Il n’y a pas assez de place pour tous à Dora. Il faut créer alors de nouveaux camps, l’un sera établi à Harzungen l’autre à Ellrich à côté de la gare.

Le site comporte une partie à peu près plate sur laquelle se trouvaient les bâtiments occupés par les détenus et par les SS. Le camp des détenus est situé à Ellrich, les SS sont dans le hameau de Juliusshütte. Le camp est organisé autour d’une vieille usine à plâtre désaffectée. Dans la partie occidentale du camp au pied de la colline se trouve une sorte de marais. Le dernier bâtiment édifié dans le camp d’Ellrich est le crématoire installé sur la colline. Il ne fonctionnera qu’en mars 1945.

L’effectif fin mai 1944 est de 1696 personnes, il passe à 2880 en juin; Du fait de transfert de Dora et de Harzungen et de l’arrivée à Buchenwald de nombreux convois provenant de France et de Belgique, l’effectif passe à 4104 en juillet 6187 en août et 8189 fin septembre 1944. Fin janvier 1945, l’effectif sera de 6571 pour fin mars comptabilisé à nouveau à plus de 8000 détenus.