L’église

Relevant de la paroisse du Bizot depuis 1331 et, antérieurement du prieuré de Laval, La Chenalotte bâtit sa propre église de 1624 à 1630. Elle fut fondée par Jeanne Blessemaille en l’honneur de Saint Urbain.  Lorsque les troupes suédoises dévastent La Chenalotte en 1636, la construction de l’église est terminée et par chance fut totalement épargnée.

 A l’intérieur de l’église, on peut remarquer les pierres qui entouraient les portes de côté, ainsi qu’un bénitier en pierre enchâssé dans le mur. Différentes inscriptions gravées dans la pierre attestent l’ancienneté de la chapelle : clef de voûte du chœur, baie côté évangile et sur la baie côté autel de St Urbain les initiales du maître d’œuvre de l’époque. En 1886, la toiture de l’église est réparée et l’intérieur est restauré  en 1958, sous le mandat du maire  Charles Morel. Les vitraux modernes réalisés par Paillot sont réalisés la même année.

DSCF2885_moyenneLes cloches

Le clocher-porche, restauré par l’architecte Lavie en 1877 – 1878, abrite deux cloches :

  • La petite cloche en bronze (hauteur 55 cm, diamètre 66 cm, son : mi) date de 1697 et porte l’inscription suivante : « J’appartiens aux habitants du village de La Chenalotte Messire Guillaume Isabé, prestre, curé au Bizot est mon parrain et la demoiselle Anne Claudine Peletié, femme de monsieur Journot, chatelain de Réaumont est ma marraine« . « A fulgure et tempestate libera nos Domine, fait par moy Blaisse Damey, l’an 1697« . La cloche est classée par les monuments historiques le 29 octobre 1942.
  • La grosse cloche (hauteur 66 cm, diamètre 81 cm, son : do), faite par Francis Humbert à Morteau,  date de 1809 et porte une inscription en latin dont la traduction est la suivante : « Forcée de disparaître dans les temps malheureux, je fus obligée de quitter ces lieux, de Racine et de Chopard, le zèle généreux me remplace, rendez grâce à Dieu« .

Ci-dessous, un petit film réalisé par Mehdi, des « Cloches Comtoises »

Les desservants

Monsieur le Curé Racine de Morteau est le premier prêtre desservant cette chapelle. Il réside avec un clerc dans la maison située derrière l’église. Après le Concordat de 1801, c’est le prêtre de Noël-Cerneux qui vient célébrer les offices à La Chenalotte. Le dernier prêtre à venir régulièrement célébrer les offices et enseigner le catéchisme aux enfants fut le Père Pierre Cucherousset de 1942 à 2002, résidant à Noël-Cerneux.

Liste depuis 1626 :

  • 1626 : abbé Raccine
  • 1627 : Perrenot
  • 1637 : Etienne Jacoutot (30/09/1653 – 17/05/1702)
  • 1664 : Jacques Cedoz
  • 1667 : Claude Petit
  • 1700 : Claude Chopard (V. 1676- )
  • 1743 : Claude François Joseph Renaud (V. 1729)
  • 1746 : Claude François  Petit (01/01/1717 – 19/10/1762)
  • 1758 : Renaud
  • 1764 : Simon Cuenot (V.1735 – 30/07/1778)
  • 1767: Parrenin
  • 1774 : Perrot
  • 1781 : Pierre  François  Cuenot
  • 1786 : Ignace Léonard Pagnot (11/11/1752 – 14/01/ 1822)
  • 18?? :  Henri Félix Alfred Brepson (10/02/1832- 31/06/1886)
  • 1878 : Jean Baptiste Mignot (07/02/1813 – 01/06/1885)
  • 1881 : Jean Baptiste Marcelin Chatelain (09/04/1851 – 10/02/1944)
  • 1891 : Charles Joseph Albin Paget (05/10/1864 -27/02/1925)
  • 1901 : François  Dumont(22/03/1857 – 08/02/1925)
  • 1909 : Louis Ferjeux  Millot (29/11/1847-26/09/1929)
  • 1930 : H. Clément
  • 1942 : Pierre Jean Paul  Cucherousset (20/12/1915 – 11/06/2002)