Cérémonie du 11 novembre

7 Nov 2021 | Non classé

Les drapeaux seront de sortie cette semaine avec le 11 novembre pour l’armistice de 1918. 103 ans après, ce jour férié est l’occasion de rendre hommage aux soldats de la Grande Guerre auprès des quelques 30’000 monuments aux morts édifiés dans les villes et villages français. 

La commémoration du 11 novembre, organisée par l’Association des Anciens Combattants des communes Le Barboux, Grand Combe des Bois, Le Bélieu, Noël-Cerneux, La Chenalotte se déroulera au Bélieu. 

Si aucun nom de soldat décédé est inscrit sur le monument aux morts de La Chenalotte, une vingtaine d’hommes du village ont été mobilisés ont participé à ce premier conflit mondial : 

  • Carel, Léon
  • Chalon, Abel
  • Chalon, Félix
  • Cuenot, Charles
  • Cuenot, Henri
  • Deleule, Henri
  • Deleule, Irénée
  • Deleule, Léon
  • Garnache, Gaston
  • Mougin, Alexis
  • Mougin, François
  • Mougin, Léon
  • Mougin, René
  • Moyse, Vital
  • Perrot, Georges
  • Petit, Jules
  • Poncet, Henri
  • Renaud, Auguste
  • Thiebaud, Etienne
  • Verdot Francis

Ces derniers ont connu l’horreur des champs de bataille, l’emprisonnement, les blessures, la maladie…

Voir la liste détaillée des mobilisés de la Première Guerre Mondiale

Si tous sont revenus vivants des champs de bataille, Jules-Alphonse Petit est décédé quelques jours après son retour au village.

Jules-Alphonse Petit (classe 1889, no matricule 591)

Né le 1er novembre 1869 à Montlebon, il est cultivateur successivement à Grand Combe,  à La Chenalotte (au Palais), au Barboux puis de nouveau à La Chenalotte. Conseiller municipal dans les équipes d’Alphonse Garnache (élu maire le 24 décembre 1911), puis dans celle de  Ferjeux Renaud (élu le 29 mai 1912), il est appelé par décret du 1er août 1914 et effectue la campagne contre l’Allemagne du 08 août 1914 au 23 décembre 1914. Renvoyé dans ses foyers, il décède le 08 janvier 1915 à La Chenalotte (mort de ses blessures ?)

Après son décès, il est précisé dans les comptes-rendus du conseil municipal « étaient absents les 5 mobilisés dont un mort pour la France, Jules Petit »  (séances de février, septembre, novembre 1915).

Est-il mort pour la France ? 

Dans une lettre, le maire Louis Henri Deleule, au ministre des pensions datant du 10 juin 1930, tient à lui faire savoir que « dans notre commune, aucun militaire n’est mort pour la France pendant la guerre… » D’après le Bureau des archives des Victimes de Conflits Contemporains contacté en 2014, M. Jules-Alphonses Petit ne figure pas dans la liste des soldats morts pour la France ni dans la base nominative « Mémoires des hommes ».

Enfin, un enfant du pays Laurent Marius Prêtre est inscrit sur la plaque commémorative de la mairie du Russey, lieu de sa dernière résidence. 

Laurent Marius Prêtre, mort pour la France

Laurent Marius est né le 12 mai 1894 à La Chenalotte après sa sœur Julia Laetitia Suzanne (13.09.1890) et son frère Charles Roger (13.05.1892). La famille Prêtre, arrivée entre 1886 et 1890,  habite le village lors des recensements de 1901 et 1906. Entre cette date et le recensement suivant qui se déroule en 1911, elle quitte La Chenalotte et s’installe au Russey au lieu-dit les Merciers. Auguste Joseph décède le 13 janvier 1911. Anna, Suzanne, Roger et Marius sont horlogers.

Classe 1914, matricule 1566 au recrutement de Belfort, Laurent Marius Prêtre, 1.76 m, cheveux châtains foncé et yeux marrons, est incorporé le 23 août 1914 et se retrouve sur les champs de bataille. Il décède le 31 octobre 1915 à 21 ans à l’hôpital Février situé à Châlons-sur-Marne suite à une maladie contractée en service.