Coronavirus : halte au jet de lingettes dans les toilettes !

D’après un article du Parisien datant du 05 avril, “un peu partout en France, les services de gestion de l’eau s’inquiètent des nombreuses interventions dues aux canalisations bouchées par des lingettes“.

En ces temps d’épidémie de Coronavirus, l’employé communal qui s’occupe de la station d’épuration de Noël-Cerneux trouve une plus grande quantité de lingettes.

Or, si elle sont devenues presque essentielles, leur usage pose problème. Les lingettes désinfectantes s’accumulent dans les canalisations et peuvent entrainer des perturbations du réseau :

  • augmentation des fréquences d’intervention sur le matériel : entretien / réparation
  • remplacement prématuré du matériel (pompe, dégrilleur…)
  • mise en place d’une surveillance accrue de ces installations
  • risque de débordement des réseaux d’assainissement (atteinte à la salubrité publique, pollution…)

Une fois arrivées à la station d’épuration, les lingettes obstruent les pompes de la station et entravent le bon fonctionnement de celles-ci et peuvent causer des dégâts importants.

Aussi, les lingettes même si elles sont dites “biodégradables” doivent être impérativement jetées à la poubelle selon les recommandations ci-dessous

Retrouvez ici le guide du bon fonctionnement de la station d’épuration

Des ressources gratuites en ligne

Pour cette période de confinement, la médiathèque départementale du Doubs propose des ressources gratuites en ligne pour occuper un moment les grands et les petits.

Par ailleurs, le service de ressources numériques de la médiathèque départementale du Doubs, Média-doo, propose d’autres services :

Guéri du coronavirus

Entre les cas avérés et ceux qui ont présenté les symptômes, l’épidémie de Coronavirus n’épargne pas le village des Sauterelles.

M. Samuel Vermot-Desroches a été sans doute l’un des premiers dans le village à avoir été contaminé par le Covid-19. Tombé malade le 11 mars, son état s’est subitement dégradé le 30 mars et a dû être hospitalisé à Pontarlier pour une double embolie pulmonaire. Rentré dans son foyer le 10 avril, il est maintenant guéri et se remet peu à peu de cette maladie qui l’a bien secoué.

Depuis, lui et ses parents sortent à 20h tous les soirs pour applaudir les infirmiers ainsi que les aides soignants et apprécient particulièrement le tintement de la cloche à cette heure. Pour cela, ils souhaitent remercier M. André Renaud qui la déclenche quotidiennement.

Un village solidaire

Alors que la crise liée à l’épidémie de coronavirus s’accroît, les gestes de solidarité envers le personnel soignant se multiplient…et La Chenalotte n’est pas en reste :

  • un groupe Facebook “Les Sauterelles Solidaires” a été créé le 20 mars. Depuis, tous les soirs à 20h00, certains habitants diffusent de la musique, font du bruit ou applaudissement « pour soutenir ceux qui nous permettent de continuer à vivre ». La page du groupe relève aussi d’autres gestes de solidarité envers les soignants avec la réalisation de surblouses ou envers d’autres, en l’occurrence des éboueurs, avec la réalisation de dessins et de messages de remerciement collés aux poubelles.
  • L’ Association des parents d’élèves des trois communes, l’ATC, a offert un peu de matériel à l’hôpital de Morteau et a répondu à l’appel de l’APAV  de Noël-Cerneux en offrant des dessins d’enfants au personnel soignant.
Quelques dessins récoltés par l’APAV et l’ATC
  • Depuis le 28 mars, la cloche de l’église de La Chenalotte sonne à 20h00 en hommage au personnel soignant.
  • Enfin, nous pouvons tous le soutenir en restant chez nous

Nouvelle attestation de sortie

Suite aux annonces du Premier ministre Édouard Philippe le 21 mars, une nouvelle version de « l’attestation de déplacement dérogatoire » est en vigueur.

Télécharger la nouvelle autorisation

Désormais, les sorties sportives ou les promenades sont limitées à une heure quotidienne, dans « un rayon maximal d’un kilomètre autour du domicile ». Elles doivent être effectuées en solitaire ou uniquement « avec les personnes regroupées dans un même domicile », par exemple ses enfants.

Pour les rendez-vous médicaux, le décret les limite aux urgences et « aux soins ne pouvant être assurés à distance et ne pouvant être différés ». Les consultations pour des maladies chroniques sont également autorisées.

Le confinement pourrait durer jusqu’à six semaines.

L’attestation comporte également deux nouveaux motifs : la convocation judiciaire ou administrative, et la participation à des missions d’intérêt général sur demande de l’autorité administrative.

Il faut IMPÉRATIVEMENT inscrire l’heure de son déplacement.

Règles du confinement

Depuis janvier 2020, une épidémie de Coronavirus COVID-19 (ex 2019-nCoV) s’est propagée depuis la Chine.
Retrouvez toutes les réponses officielles aux questions que vous vous posez sur ce qu’est le Coronavirus COVID-19 et les recommandations pour votre santé sur la plateforme :
 gouvernement.fr/info-coronavirus

Le 16 mars 2020, le Président de la République a décidé de prendre des mesures pour réduire les contacts et déplacements au strict minimum sur l’ensemble du territoire à compter du mardi 17 mars à 12h00, pour quinze jours minimum.

Des dérogations sur attestation sont possibles dans le cadre de :

  • déplacements entre le domicile et le lieu d’exercice de l’activité professionnelle, lorsqu’ils sont indispensables à l’exercice d’activités ne pouvant être organisées sous forme de télétravail (sur justificatif permanent) ou déplacements professionnels ne pouvant être différés ;
  • déplacements pour effectuer des achats de première nécessité dans des établissements autorisés (liste sur gouvernement.fr) ;
  • déplacements pour motif de santé ;
  • déplacements pour motif familial impérieux, pour l’assistance aux personnes vulnérables ou la garde d’enfants ;
  • déplacements brefs, à proximité du domicile, liés à l’activité physique individuelle des personnes, à l’exclusion de toute pratique sportive collective, et aux besoins des animaux de compagnie.

L’attestation de déplacement dérogatoire est téléchargeable ou peut être rédigée sur papier libre:

Les interdictions

  • les dîners familiaux et les groupements amicaux ; ne laissez pas les enfants du voisinage jouer entre eux à l’extérieur (et à l’intérieur)
  • les activités sportives groupées : le sport doit être pratiqué de façon individuelle ou par foyer confiné. A l’extérieur, il doit être pratiqué individuellement à proximité du domicile
  • de rendre visite aux personnes vulnérables mais il faut leur porter assistance (courses, prendre de leurs nouvelles par téléphone depuis sa fenêtre…)
  • les offices religieux :les messes sont interdites, les cérémonies de baptême et de mariage sont suspendues ; seul les obsèques en comité réduit peuvent avoir lieu

Épidémies au pays des sauterelles

La peste

Dans son histoire, le Haut-Doubs fut marquée par deux épidémies de peste : arrivée à Marseille en novembre 1347, la peste noire gagna la Franche-Comté en 1348. Elle enleva les deux tiers des habitants du Val de Morteau en 1349. Pendant 5 ans, on estime que la peste priva la France de 35 % de sa population. Elle tua 30 à 50 % des européens soit 25 millions de morts.

Au milieu du XVIIème siècle, la peste accompagna la Guerre de Dix ans (1636 – 1644) et contribua avec la famine à la ruine de la Franche-Comté. Le Haut-Doubs, et notamment le Val de Morteau et Le Russey furent  touchés . Si la population de la Franche-Comté fut estimée entre  405’000 et 410’000 personnes au recensement de 1614, elle n’était plus que de 160’000 au recensement de 1657, soit une baisse de plus de 60%. Pour La Chenalotte, en 1593, 29 feux et 164 habitants étaient recensés. En 1614, le nombre de feux était stable mais en 1657 il diminua et passa à 27 et 122 habitants. La peste disparût brusquement en 1640.

Le choléra

Au XIXème siècle, la France fut touchée par deux épidémies de choléra : la première, en 1832 – 1833 entraina la mort de 160’000 personnes, la deuxième, celle de 1854, de 143’000 personnes. Si, en Franche-Comté, la Haute-Saône fut particulièrement touchée (dans ce département en 1854, le nombre de décès tripla), le Doubs fut relativement épargné. En tout cas, La Chenalotte ne dénombra qu’un seul décès en 1854, celui d’Elie Augustin Jacquin âgé de 17 mois le 07 février.

Cette année-là, en conformité à la circulaire du préfet du Doubs  du 02 août 1854, le maire de La Chenalotte, Pierre-Alexandre Jacquin constitua un comité « pour porter des secours aux malades et surtout de veiller à ce qu’aucune indisposition précurseur de l’épidémie qui règnent sur plusieurs points dans le département du Doubs ne soit pas négligée » et nomma le curé de la paroisse, M. Parent, son adjoint Joseph Alexis Guillemin, l’un de ses conseillers Ferjeux Deleule et sa soeur célibataire, Mlle Marie-Françoise Jacquin. Fort heureusement pour la commune, ce comité n’eut pas beaucoup de travail… Robert Koch découvra le bacille responsable du choléra en 1883 et contribua à son déclin irrémédiable.

Si dans son histoire contemporaine La Chenalotte fut épargnée par les épidémies, ce ne fut pas le cas des épizooties…Entre 1899 et 1940, 5 épidémies de fièvre aphteuse touchèrent les élevages du village.

Voir les épidémies de fièvre aphteuse

Résultats des élections municipales

Le 15 mars 2020, 334 électeurs de La Chenalotte étaient appelés à voter la nouvelle équipe municipale.

Voici les résultats :

  • Taux d’abstention : 45.51%
  • Taux de participation : 54.49 %

Lors des dernières élections municipales en 2014, le taux de participation s’élevait à 80,20%. Dans le contexte de l’épidémie du Coronavirus, la baisse de la participation est sensible (-25.71points). A 13h00, le taux était de 36.47% de participation (120 votants) et 46.80% (153 votants) à 15h30.

  • Julien Roublot : 167 (92.77%)
  • Romain Donier : 165 (91.66%)
  • Florian Gaiffe : 160 (88.88%)
  • Monique Heymes : 147 (81.66%)
  • Dimitri Coulouvrat : 145 (80.55%)
  • Christophe Le Gac : 144 (80%)
  • Valérie Vacca : 139 (77.22%)
  • Jérôme Lentier : 136 (75.55%)
  • Brigitte Ligney : 130 (72.22%)
  • Agnès Patton : 127 (70.55%)
  • Salomé Clerc : 125 (69.44%)

A l’issue du 1er tour, les 11 candidats obtiennent donc la majorité absolue des voix exprimées et décrochent leur place au Conseil municipal.

L’installation du Conseil municipal (en vue d’élire le maire et les adjoints) aura lieu

vendredi 20 mars à 20h00

dans la petite salle des Tilleuls

élections municipales : une liste complète !

Après une réunion publique organisée le 31 janvier et un appel aux candidats dans l’Est républicain paru le 19 février, la liste déposée à la sous-préfecture et menée par Mme Brigitte Ligney comporte bien 11 noms , soit 4 sortants et 7 nouveaux.

Voici la liste (ordre alphabétique)

  • Mme Clerc, Salomé
  • M. Coulouvrat, Dimitri
  • M. Donier, Romain
  • M. Gaiffe, Florian
  • Mme Heymes (ép. Moreau), Monique
  • M. Le Gac, Christophe
  • M. Lentier, Jérôme
  • Mme Ligney, Brigitte
  • Mme Patton (ép. Marguet), Agnès
  • M. Roublot, Julien
  • Mme Vacca (ép. El-Niess), Valérie

Au total, selon les chiffres de la préfecture du Doubs, 10 017 candidats seront en lice le 15 mars prochain dans le département, soit 5 788 candidats dans les communes de moins de 1 000 habitants et 4 229 candidats dans les communes de plus de 1 000 habitants.