Des petites reines au pays des Sauterelles

Depuis 1903,  chaque année, les cyclistes professionnels,  parcourent les routes de notre pays pour sans doute la plus grande course du monde.

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Le « Tour » ou la « Grande boucle » est aussi une grande fête populaire, qui attire des millions de spectateurs sur les bords de la route. Les habitants de notre village ont eu, à plusieurs reprises, la chance de les voir passer et d’applaudir ces forçats de la route.

Entre 1905 et 1951,  le parcours de la course réalise un « chemin de ronde », collant aux frontières de l’hexagone. Aussi, la position de notre village, le long de la frontière avec la Suisse, fut un avantage. Entre 1929 et 1936, les petites reines l’ont traversé pas moins de 6 fois pour l’étape Evian – Belfort ou Genève – Belfort

Tour de France 1934Le 22 juillet 1929,  c’est le coureur français Charles Pélissier qui gagne l’étape Evian – Belfort, longue de 283 km. C’est sa première victoire sur le Tour. Il en gagnera 16 jusqu’à la fin de sa carrière. Le Belge Maurice De Waele  remporte le classement général final.

Lors de la 17ème étape, Evian – Belfort, le 23 juillet 1930, les coureurs traversent le village au Km 199. Cette  24ème édition, voit l’apparition des équipes nationales.  5 nations sont retenues : France, Belgique, Italie,  l’Allemagne, Espagne. C’est le belge Frans Bonduel qui remporte l’étape. André Leducq gagne son 1er tour de France.

Le 1er juillet 1933, les coureurs font la route dans l’autre sens. Cette 5ème étape, la plus longue du parcours,  traverse le village au km 80. Les cinq équipes sélectionnées pour cette édition sont la France, la Belgique, l’Italie, la Suisse, et une équipe mixte Allemagne-Autriche. Quarante « touristes-routiers » s’ajoutent à ces équipes pour former un peloton de 80 coureurs. C’est encore un cycliste du plat pays qui remporte l’étape, Léon Louyet. Le français Georges Speicher gagne la Grande Boucle.

L’année suivante, le 7 juillet 1934, l’étape Belfort – Evian connait deux vainqueurs : René Le Grevès et Georges Speicher. Antoine dit Antonin Magne remporte son deuxième tour.

La 5ème étape du Tour 1935, le 8 juillet, se déroule en deux parties. La 1ère, une course en ligne de 262 km entre Belfort et Genève, la 2ème un contre la montre individuel de 58 km entre la ville suisse et Evian. Maurice Achambaud  gagne la première, et Raffaele Di Paco la deuxième. Romain Maes remporte le classement général final.

Le samedi 11 juillet 1936, pour la 6ème fois en 9 ans, les coureurs passent à La Chenalotte lors de la 5ème étape, encore la plus longue de la compétition, 298 km entre Belfort et Evian. C’est René Le Grevès qui franchit la ligne en Haute-Savoie et c’est un autre Maes, Sylvère, toujours un belge mais qui n’a aucun lien de parenté avec le précédent vainqueur,  qui remporte ce 30ème tour.

Nouvelle étape franco-suisse, Mulhouse – Lausanne le jeudi 3 juillet 1952   Et c’est un coureur helvète, Walter Diggelmann qui remporte cette 9ème étape de 238 km. Il finit 9ème de ce Tour de France, dominé outrageusement par Fausto Coppi avec cinq victoires d’étape et 28 minutes d’avance sur le coureur belge, Stan Ockers.

Retrouvez le compte rendu de cette étape paru dans le journal lausannois « La liberté » le vendredi 4 juillet 1952 :

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